Regard

Quel étrange et long battement de paupière
Et quel doux parfum que celui de votre hiver
Ensorcelée par votre regard, j’avais cru
Possible de voler le brouillard de vos nues

Mais le ciel de vos yeux s’éteignit, immortel
D’un fugace soupir qui me déchira tel
Une vague de pluie sur une vitre sale
Fracassée par l’éclair de vos mépris fatals

Vous rêviez à celle que je ne connais pas
Et pour quelques minutes j’ai suivi vos pas
Vous m’avez oubliée juste après m’avoir vue
Nos chemins séparés, j’ai erré dans les rues