Oui, j'arracherai tes vêtements
A coups de lame de boucher
Le métal lacérera ton corps blanc
Tachant de rouge ta nudité
Et nous tondrons nos cheveux
Ensemble riant de nous voir ainsi chauves
Et nous arracherons nos yeux
Ensemble riant de ne plus nous voir si pauvres
Mon amour, que n'acceptes-tu le présent
De ces modestes fleurs cueillies pour toi ?
Nous verrons demain s'il est encore temps
Ensemble riant de nous planter à la croix
Puis je te pendrai, haut et court cela va de soi
Et nous rirons encore ainsi d'étouffer
Mais moi seulement de rire et toi
Au bout de la corde, cesseras de t'agiter