Qu'elle était longue, cette seconde de lumière
Où tu m'as dit adieu, un soir après l'hiver ;
Tu es partie inquiète loin de ma misère ;
Pardon ! Tu sais, je n'avais plus les pieds sur Terre.
Qu'elle était longue, cette seconde de lumière
Où tu m'as regardé, un soir d'alcool, amère ;
Les yeux iridescents, un sourire éphémère ;
Pardon ! Je sais, je n'ai pas de quoi être fier.
Qu'elle était longue, cette seconde de lumière
Où tu m'as insulté, un soir, c'était hier ;
Et on pleurait ensemble après la pluie d'éclairs ;
Pardon ! Tu sais, je n'aime pas vraiment la bière.
Qu'elle était longue, cette seconde de lumière
Où tu m'as balancé, pour de bon, sans colère,
Le coeur gelé et du poison dans les artères ;
Pardon ! Je sais, je me plains et ça t'exaspère.
Qu'elle était longue, cette seconde de lumière
Où je me suis jeté du balcon dans les airs
Pour embrasser un ange à poil : chimère !
Pardon ! Tu sais, j'ai jamais eu les pieds sur Terre.