Constance

Mille reflets dans le ciel gris et blanc
Mille oiseaux dansent un ballet troublant
Sous le regard de la dame tournant
Mille reflets sur le lac constant

Et quand le ciel et les eaux se rejoignent
En cette vague ligne qui de vous m'éloigne
Mes yeux se perdent à l'horizon flou
Où je ne puis imaginer que vous

Un navire au loin vogue vaguement
De la gare s'échappe un cri dément
Les trains s'en vont toujours au bon moment
Le prochain, le mien, comme toujours, comme avant

Je vous entends encore et vos cris de plaisir
Nos ébats féroces quand nous avions su jouir
C'est bien loin tout cela, et de l'eau sous les ponts
A passé depuis, de l'eau et des poissons

Mais le ciel voilé me parle encore de toi
Même si tout au fond je n'y crois plus vraiment
Tout au fond de ce lac où mon cœur se noie
Est-il beau encore de partir en s'aimant ?