On croit avoir changé
Et puis un matin on se réveille
Et l'on se retrouve figé
Devant la glace les yeux pleins de sommeil
Il y a un visage affamé
Les joues creusées de fatigue
Avec un sourire paumé
Et l'estomac qui danse la gigue
On refait le parcours
De la dernière journée écoulée
Heure par heure à rebours
Sous les paupières collées
Alors derrière les fougères vertes
D'un regard un peu dérangé
On est bien obligé d'admettre
Que rien n'a changé
C'est toujours le même enfant
Qui se cachait au fond du temple
Sous sa trompe d'éléphant
Que l'on contemple