Propositions infinitives

Attrape-moi par les cheveux
Et tire aussi fort que tu l'oses

Pousse-moi dans l'escalier
Casse-moi quelques côtes

Plaque-moi contre le mur
Et cogne tes dents sur les miennes

Mords ma langue jusqu'au sang
Enfonce tes ongles sous ma peau

Je te sens assouvir
Tu me vois échapper
Je t'écoute gémir
Et tu m'entends saigner


Tu peux labourer de coups
Ma poitrine dénudée

Frappe et frappe encore
Mon visage, à défigurer

Crève-moi les yeux avec les doigts
Arrache la peau et les vêtements

Écrase mes orteils du talon
Des coups de pieds dans les tibias

Je te sens assouvir
Tu me vois échapper
Je t'écoute gémir
Et tu m'entends saigner


Attrape-moi par les cheveux
Et tire aussi fort que tu l'oses

Plaque-moi contre le mur
Cogne tes dents sur les miennes

Et serre juste sous le ventre
Serre, serre, SERRE !
Serre-moi jusqu'à broyer
Les veines violacées
Serre à en faire éclater
Les attributs du complé-
ment indirect d'objet

Abreuvons-nous à mon sang
Et à tes larmes

Si seulement ça étanchait
Ta soif vide avide

Je te sens assouvir
Tu me vois échapper
Je t'écoute gémir
Et tu m'entends saigner

Tu pourrais tout aussi bien
Me délivrer des caresses

Veiller sur mes angoisses
Avec toute ta tendresse

Je n'aurais pas moins mal
Tu sais ce qui m'oppresse

Je ne serais pas moins bien
Je sais ce qui nous blesse

Je te sens assouvir
Tu me vois échapper
Je t'écoute gémir
Et tu m'entends saigner

Attrape-moi par les cheveux
Et tire aussi fort que tu l'oses

Plaque-moi contre le mur
Cogne tes dents sur les miennes

Mais ne dis rien
Embrasse-moi

Ne parle pas
N'en parlons plus