Jardin des Désespérides

Chagrin noyé dans un verre d'eau pétillante
Pour retrouver les crépuscules chaleureux,
Ne sachant plus si je suis triste ou très heureux
Quand je m'accroche encore à cette heure souriante ;

Les yeux collés devant une autre blanche page,
Je remémore en vain le souvenir enfui
De ces espoirs en vin dilués dans la nuit
A l'encre de ma plume où sèche aussi ma rage.

Et je reviendrai en ces contrées de silence
Où tu m'as plongé malgré tous mes désespoirs,
Et mon coeur à nouveau apprendra la cadence

Des chansons tristes de la solitude amère
Où chaque ombre recèle d'obscures chimères
Qu'il s'agit de rêver, à défaut de les voir.