Avec des airs de printemps
Des bouts d'espoirs divers
Où l'on se casse les dents
C'est pas facile d'y voir
Clair dans ce ciel troublant
Dans ces lumières d'ivoire
Qui tachent tout de blanc
Non, c'est pas de la déprime
Même si ça y ressemble pas mal
Juste une solitude, angoisse en prime
Une illusion où l'on se ment si mal
C'est un moment d'hiver
Avec des airs de printemps
Des bouts d'espoirs divers
Où l'on se casse les dents
C'est des griffes plein les doigts, qui coupent
La peau à travers les vêtements
C'est un cadavre aviné qui chaloupe
Dans les tempêtes de l'appartement
C'est un ancien conte défait
Avec une belle au bois dormant
Un prince au cheval blanc de lait
Qui dit merde aux gens
Pour dormir la belle prend des calmants
Le cheval blanc galope en marche arrière
D'ailleurs c'est pas un cheval blanc
C'est une jument qui boit de la bière
C'est un moment d'hiver
Avec des airs de printemps
Des bouts d'espoirs divers
Où l'on se casse les dents
C'est des heures qui s'égrènent
Vers le rendez-vous, inexorablement
Mal au ventre, visage blême
Envie de vomir tendrement
C'est des plaisirs solitaires
Sans les manuels scolaires, gauchement
La gueule en vrac le cul par terre
Dans un rêve éclaboussant
C'est des moments de faiblesse
Qui se font passer pour du courage
Prisonnier de mes pensées, paresses
Pas la pire perpétuité pourtant
C'est un moment d'hiver
Avec des airs de printemps
Des bouts d'espoirs divers
Où l'on se casse les dents
Mais il n'y a rien de plus beau
Que de chercher ce trésor
Alors on passe sa vie à courir
Pour débusquer de l'or
Parfois on passe tout à côté
Mais on fait semblant de ne pas voir
Pour pouvoir continuer de chercher
Surtout ne pas savoir
C'est de la poudre d'escampette
Plein les yeux un peu vite
Un mot de trop, des maux de tête
Quand il pleut, il faut couvrir la fuite