La première fois que j'ai rencontré Aline, nous devions avoir douze ou treize ans. A l'époque déjà, j'étais affreusement torturé par les relations avec les filles. Je me souviens que je ne me trouvais pas du tout beau (le narcissisme est venu beaucoup plus tard). Et je n'étais vraiment pas doué pour les petits jeux de séduction qui se déroulaient dans la cour de récré (ce don, lui, n'est jamais venu !).
A cette époque, Aline était aussi grande que moi, vu qu'elle avait commencé à grandir et que j'étais toujours coincé dans mon petit cadavre d'enfant. Elle avait de jolis cheveux très noirs, coupés au carré, une gentille frimousse ronde et de grands yeux souriants. Un jour que l'on s'amusait tous les deux dans un petit parc à l'écart du collège, elle m'a pris dans ses bras et embrassé sur la bouche. Je sens encore la douceur de ce premier baiser sur mes lèvres. Je me souviens la chaleur humide de sa langue qui tournoyait joyeusement, ses bras timides autour de mon cou, et moi, complètement maladroit, qui serrait sa taille comme un fou. J'étais tombé amoureux comme on tombe d'une chaise, tout seul à force de se balancer...
Le lendemain matin, je me suis réveillé fier comme un lion, comblé par cette expérience plus vraie que nature. J'ai mis encore des années avant d'embrasser une fille pour de vrai. D'ailleurs, pour de vrai c'est elle qui m'a embrassé... Elle avait des cheveux noirs coupés au carré et une gentille frimousse ronde. Son haleine sentait le tabac.
A cette époque, Aline était aussi grande que moi, vu qu'elle avait commencé à grandir et que j'étais toujours coincé dans mon petit cadavre d'enfant. Elle avait de jolis cheveux très noirs, coupés au carré, une gentille frimousse ronde et de grands yeux souriants. Un jour que l'on s'amusait tous les deux dans un petit parc à l'écart du collège, elle m'a pris dans ses bras et embrassé sur la bouche. Je sens encore la douceur de ce premier baiser sur mes lèvres. Je me souviens la chaleur humide de sa langue qui tournoyait joyeusement, ses bras timides autour de mon cou, et moi, complètement maladroit, qui serrait sa taille comme un fou. J'étais tombé amoureux comme on tombe d'une chaise, tout seul à force de se balancer...
Le lendemain matin, je me suis réveillé fier comme un lion, comblé par cette expérience plus vraie que nature. J'ai mis encore des années avant d'embrasser une fille pour de vrai. D'ailleurs, pour de vrai c'est elle qui m'a embrassé... Elle avait des cheveux noirs coupés au carré et une gentille frimousse ronde. Son haleine sentait le tabac.