Trouble pâquerette de septembre
Dans l'herbe mollement couché
Je me laisse envahir de pensées tendres
En écoutant les airs d'une mélodie fânée
Les derniers rayons des derniers soleils
Caressent ma peau doucement
Dans le parc déambulent des grand-mères pareilles
A de curieux hérons grisonnants
Les enfants crient les ballons volent
Les poussettes gigottent devant les mamans
Cette foule bigarée et remuante m'isole
Bien plus que les murs froids de l'appartement
Savourant cette calme fin d'après-midi
D'une saison chahutée qui ici agonise
Je dérive au hasard d'une mélancolie
Mûre et savoureuse comme une grosse cerise
Trouble pâquerette de septembre
Le vent frais se lève et le soleil décline
Je me glisse dans les ombres sans attendre
Immobile dans les herbes câlines